Motorama : Calendar. Envolée vers un autre monde.

Pour faire suite à leur premier album auto produit sorti en 2010, « Alps », le quintette Russe s’impose avec un album défiant la chronique et la scène indie-rock.

Motorama, c’est une musique entêtante et sautillante en opposition à une voix grave et mystique aux légers échos. Une occasion de s’évader dans les immenses steppes de la Russie du sud, toujours sur accents Pop délicats.

3 adjectifs : Entêtant, Clair-Obscur, Paradoxal
Les meilleures chansons de l’album : YoungRiver, Scars
Ça vous évoquera peut être : Joy Division, Two Door Cinema Club, White Lies

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Bat For Lashes : « The Haunted Man ». Approchez, ça ne va pas vous mordre.

31 Octobre rime, comme chacun sait, avec Halloween. L’occasion de faire une slutty party avec ses amis en regardant Paranormal Activity, hmm ? J’ai déjà prévu mon déguisement d’infirmière-salope pour ce soir, merci. Sur un autre registre (qui était en l’occurrence : impérialisme américain, fête païenne, tradition àlakon) je pourrais discrètement vous informer de la sortie des derniers albums de Lorie, Florent Pagny et Raphaël, mais avec eux, la musique française a soudain moins de sex-appeal. C’est pourquoi je vous introduce en ce jour sacrosaint la magnifique Natasha Khan, alias Bat For Lashes.

L’anglaise n’en est pas à son premier opus, plutôt au troisième : hélas, ce n’est pas grâce à moi que vous aurez déniché la nouvelle perle rare indie du mois. Son dernier album, The Haunted Man (deezer) nous change un peu de son habituel ton (car je l’aurais qualifiée, à l’époque, d’une sorte d’Émilie Simon folk/un peu hippie sur les bords/tournée vers des sons mystérieux style juste sortis des entrailles de la terre) avec tout d’abord cette pochette, éminemment sophistiquée dans sa nudité primaire (référence à Ryan McGinley). Au niveau musical, dites vous que tout diamant est fait de simple carbone : et que ce truc là n’a pas l’air d’en jeter, mais qu’il brille de mille feux, en toute simplicité.

Vous aurez droit, au fil des chansons, à différentes tonalités, tantôt électro-pop, tantôt mystiques. Quelques tracks vous donneront peut être l’envie de regarder par la fenêtre, l’air triste, la pluie qui tombe, tandis que d’autres accompagneront des marches rapides et décisives dans des rues froides et bétonnées, vers le partiel/test/khôlle de votre semestre/vie. La voix de Bat For Lashes est ici d’une splendide sobriété, à la croisée des sonorités mélancoliques et joyeuses, tandis que l’instrumental n’en fait (généralement) pas trop. Piano posé, imposant. Ou des touches d’électro sorties de nulle part, mariage étonnant avec des chansons généralement intimistes, secrètes, mais glorieusement accessibles.

Un bijou vous-dis-je.

  • 3 adjectifs : sauvage, posé, profond
  • Les meilleures chansons de l’album : All Your Gold, Marilyn, The Haunted Man
  • Si vous aimez, allez plus loin avec : Zola Jesus, PJ Harvey, I Blame Coco

The XX : « Coexist ». Un voyage au bout de la nuit.

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On avoue, on a mis un peu de temps avant d’en parler. Un bébé tel que celui-ci aurait plutôt mérité un baptême à la Roi Lion au lever du soleil de Septembre. Mais nous avons pensé aux indécis, à ceux qui ne connaissaient pas (on vous pardonne, pour cette fois) ou aux non-convaincus :

Soyez-en sûrs, le dernier album de The XX vaut l’écoute.

Nous avions eu droit, en 2009, à un extatique premier album éponyme qui avait défié la chronique. Trois ans plus tard, le trio londonien revient pour un LP, du même registre, empli d’une foule de détails d’accords, de paroles recherchées, d’une musique déboussolée.

Coexist ( deezer ) vous prendra donc gentiment par la main et vous accompagnera dans un monde de délicatesse. Au menu, des instru rock pour un rien violentes, du rêve en barre, une atmosphère en soi. Accords planants et voix doucereuses pour un voyage léger, léger.. comme un pot de perle de lait.

  • 3 adjectifs : mélancolique, intimiste, aérien
  • Les meilleures chansons de l’album : Angels, Tides, Missing
  • Si vous aimez, allez plus loin avec : Bon Iver, Angus & Julia Stone, K.O.C

Sélection : les 5 découvertes de la rentrée

Exypop se dédouble !

CEK fait son apparition sur le blog et vous fait partager ses 5 découvertes de la rentrée.

1: MS MR

Laissez vous transporter par l’electro/pop de ce duo mystique venu de Brooklyn. Quelques accents de Florence & the Machine pour un fond envoûtant et un voyage musical complet. Ms à la voix, Mr à l’instru : c’est tout ce que l’on sait sur eux. Leur (presque) premier EP, Candy Bar Creep Show intrigue déjà.

2: Balthazar

Le premier album du groupe belge (Applause) était sorti en 2011 : ainsi je ne vous les ferai certainement pas découvrir ! Les voilà revenus à la charge avec un nouveau single prometteur. Accents indie/rock et voix lancinantes sur un air toujours parfaitement rythmé, voici « The Oldest of Sisters ». Nouvel album, Rats, prévu pour mi-octobre.

3: TOY

Déjà un mois que le premier album éponyme de TOY enchante ceux qui l’ont découvert. Ces cinq Londoniens m’ont donné l’impression de continuer sur une ancestrale lignée rock, tournée en riffs psychédéliques et langoureux. Vous retrouverez des influences de Sonic Youth ou de The Horrors dans un cocktail combinant énergie instrumentale et léthargie sensuelle de la voix, pour le plus grand bonheur de vos oreilles.

4: Tame Impala

Dans leur dernier LP, Lonerism, ces australiens restent dans le cadre de l’alternatif mais vous retourneront la tête dans des mélodies ou coupures totalement psyché, teintées d’esprit rock/post-rock. J’ai d’abord pensé, au fil des chansons, à un cousinage hors temps avec les Beatles. Puis à une relation étroite avec Of Montréal. Je me suis ravisée pour  y retrouver beaucoup de références purement auditives pour me dire qu’au final, c’est juste Tame Impala, et que ça me plaît très bien comme ça.

5: Generationals

Ce duo de la Nouvelle Orléans n’est rien d’autre qu’un délice : Lucky Numbers, leur dernier EP, est à la croisée des mondes de l’alternatif, du rock, de la pop et de l’életro. Un synthé léger, quelques chansons aux retours rétros m’ayant légèrement évoqué Joy division.. En bref, trois tracks ultra dynamiques accompagnées de voix aériennes. Un EP qui vous perche. Et m’a laissée sans voix. Donc je me tais.

Revolver : l’éperdument sauvage « Let Go »

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La découverte du nouvel album de Revolver est un voyage hors du temps, dans des contrées diverses et variées, une expérience indispensable à écouter d’un souffle.

Pour les non-adeptes de cette pop de chambre française devenue folk et brit-pop, voici la chanson finale et éponyme de ce deuxième opus magistral sorti le 12 mars 2012 : Let Go, ballade tranquille et sauvage, dont la fin constituerait un parfait habillage sonore pour une pub Apple.

>; Écouter l’album sur Deezer
>; Écouter la chanson Let Go ci-dessous :

(YouTube)

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