Bat For Lashes : « The Haunted Man ». Approchez, ça ne va pas vous mordre.

31 Octobre rime, comme chacun sait, avec Halloween. L’occasion de faire une slutty party avec ses amis en regardant Paranormal Activity, hmm ? J’ai déjà prévu mon déguisement d’infirmière-salope pour ce soir, merci. Sur un autre registre (qui était en l’occurrence : impérialisme américain, fête païenne, tradition àlakon) je pourrais discrètement vous informer de la sortie des derniers albums de Lorie, Florent Pagny et Raphaël, mais avec eux, la musique française a soudain moins de sex-appeal. C’est pourquoi je vous introduce en ce jour sacrosaint la magnifique Natasha Khan, alias Bat For Lashes.

L’anglaise n’en est pas à son premier opus, plutôt au troisième : hélas, ce n’est pas grâce à moi que vous aurez déniché la nouvelle perle rare indie du mois. Son dernier album, The Haunted Man (deezer) nous change un peu de son habituel ton (car je l’aurais qualifiée, à l’époque, d’une sorte d’Émilie Simon folk/un peu hippie sur les bords/tournée vers des sons mystérieux style juste sortis des entrailles de la terre) avec tout d’abord cette pochette, éminemment sophistiquée dans sa nudité primaire (référence à Ryan McGinley). Au niveau musical, dites vous que tout diamant est fait de simple carbone : et que ce truc là n’a pas l’air d’en jeter, mais qu’il brille de mille feux, en toute simplicité.

Vous aurez droit, au fil des chansons, à différentes tonalités, tantôt électro-pop, tantôt mystiques. Quelques tracks vous donneront peut être l’envie de regarder par la fenêtre, l’air triste, la pluie qui tombe, tandis que d’autres accompagneront des marches rapides et décisives dans des rues froides et bétonnées, vers le partiel/test/khôlle de votre semestre/vie. La voix de Bat For Lashes est ici d’une splendide sobriété, à la croisée des sonorités mélancoliques et joyeuses, tandis que l’instrumental n’en fait (généralement) pas trop. Piano posé, imposant. Ou des touches d’électro sorties de nulle part, mariage étonnant avec des chansons généralement intimistes, secrètes, mais glorieusement accessibles.

Un bijou vous-dis-je.

  • 3 adjectifs : sauvage, posé, profond
  • Les meilleures chansons de l’album : All Your Gold, Marilyn, The Haunted Man
  • Si vous aimez, allez plus loin avec : Zola Jesus, PJ Harvey, I Blame Coco
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The XX : « Coexist ». Un voyage au bout de la nuit.

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On avoue, on a mis un peu de temps avant d’en parler. Un bébé tel que celui-ci aurait plutôt mérité un baptême à la Roi Lion au lever du soleil de Septembre. Mais nous avons pensé aux indécis, à ceux qui ne connaissaient pas (on vous pardonne, pour cette fois) ou aux non-convaincus :

Soyez-en sûrs, le dernier album de The XX vaut l’écoute.

Nous avions eu droit, en 2009, à un extatique premier album éponyme qui avait défié la chronique. Trois ans plus tard, le trio londonien revient pour un LP, du même registre, empli d’une foule de détails d’accords, de paroles recherchées, d’une musique déboussolée.

Coexist ( deezer ) vous prendra donc gentiment par la main et vous accompagnera dans un monde de délicatesse. Au menu, des instru rock pour un rien violentes, du rêve en barre, une atmosphère en soi. Accords planants et voix doucereuses pour un voyage léger, léger.. comme un pot de perle de lait.

  • 3 adjectifs : mélancolique, intimiste, aérien
  • Les meilleures chansons de l’album : Angels, Tides, Missing
  • Si vous aimez, allez plus loin avec : Bon Iver, Angus & Julia Stone, K.O.C

« Distance » de The Name : les compositeurs de « Bref. » sortent un album

C’est Distance, une chanson enregistrée avec Christine & The Queens, que The Name a choisi en tant que premier clip de leur premier album. Publié il y a quelques jours, le clip de Distance entend promouvoir l’album « Numbers and Facts » (Deezer) sorti fin juin et qui part sur de très bonnes bases :

  • L’album propose des featurings avec des jeunes pousses de la scène electro pop française : About the Girl, Vitalic, We Are Enfant Terrible, et, dans un autre registre, Stuck In The Sound.
  • La notoriété acquise en faisait la bande originale de la série Bref. devrait leur être profitable, si ils réitèrent l’excellence du morceau « Try Again » par exemple (soundcloud).
  • Enfin, Florence Foresti a choisi leur morceau « Kidding » pour son dernier spectacle.

A l’écoute ci-dessous, le clip de Distance, morceau agressif et énergique, où la voix de Christine & The Queens se pose sur des sons bien electros.

Plus de chansons de The Name sur leur Soundcloud, et l’album sur Deezer.

The Bewitched Hands – « Thank You, Goodbye, It’s Over », nouveau single festif

Il y a comme un air d’Oasis et des Beatles dans le nouveau single des français de The Bewitched Hands – ou, en tout cas, un son bien moins electro que ce qu’on avait entendu sur le très bon Birds & Drums (2010 – Deezer). « Thank You, Goodbye, It’s Over » revêt une allure toute juvénile avec ses choeurs entêtants, et c’est pour le plaisir de nos oreilles. Nouvel album « Vampiric Way » le 24 septembre, produit par Julien Delfaud (Phoenix, Etienne de Crécy).

 

Ecoutez également « Boss », extraite du nouvel album sur l’EP 3 titres sorti la semaine dernière (Deezer).

The Night Out (Madeon Remix) – Martin Solveig : la version enjolivée d’un hit

A l’écoute du nouvel album de Martin Solveig au printemps 2011, la chanson The Night Out était clairement sortie du lot de cette symptahique collection de chansons estivales. « Solveig mêle habilement dans cette chanson la pop-dance et l’electrorock », écrivais-je en août 2011.

L’EP The Night Out sorti en avril 2012 contient plusieurs versions remixés de ce hit, donnant un air plus spécifiquement dance-floor au titre. Le remix du nantais Madeon, 18 ans, est le plus réussi et fait déjà partie de ma playlist de l’été 2012. A ne pas manquer !

[Version iPhone/iPad : ExtraitChanson en entier]

Merci de noter cette chanson ci-dessous :

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