Guerman : de la musique, sans cesse

Sogni

Aujourd’hui pas de transition mdr, navrée.

Oui parce que ce serait trop délicat que de faire des comparaisons avec les grands titres d’actualité du moment : entre les accidents d’avion, de train, les roquettes tirées de ci de là et les articles du Gorafi qui prennent de plus en plus de sens tellement l’actualité « sérieuse » tourne à l’absurde.

Bref. Arrêtons le temps pour partir vers d’autres contrées musicales. Saviez vous que la bonne musique ne se trouvait pas uniquement dans les playlists que vous proposent Spotify ou Deezer, avec des titres tels que « Ambiant mood » « Summer chill » ou « Groovy night« ? Car parfois il suffit juste de se balader par ci par là. Sur Exypop.. Ou chez Guerman.

Au programme : de la musique d’ordinateur avec un cerveau, des inspirations et de la créativité derrière. Des pistes transformées en un cocktail rêveur et vaporeux, qui feraient pâlir les grands noms du monde de l’indie electro. On pourrait penser à un SBRTKT ou Chet Faker en devenir.

Voyage au dessus des nuages avec des sonorités douces et travaillées, entre les mains expertes de Guerman. En trois ans, il a su développer un impressionnant répertoire de tracks et d’ep suivant la lignée du son de qualité, entre coopérations voix et remix divers, à suivre sans tarder sur Soundcloud. Pour finir, je vous propose une de ses dernières perles, pour se perdre doucement et sûrement dans sa musique..

DOIST! : « Until the light takes us »

Doist!

Je dois dire que d’ordinaire nous faisons très peu dans l’électro type techno voire, ATTENTION LES YEUX ET LES OREILLES, dans l’électro noise. Mais le mélomane se doit de cultiver son éclectisme (= synonyme de diversité, ndlr) au risque d’apprécier ses découvertes. Et puis comme diraient les Strokes : #YOLO.

Bref, DOIST! c’est, en gros, du dark electro en barre. C’est surtout un duo, originaire de Rennes, mêlant influences métal et electro. J’ai donc écouté : et j’ai aimé. Ce qui fait du groupe un total ovni dans mon bagage musical.

C’est sûr que c’est pas du son trankilou pour aller batifoler dans les hautes herbes avec un amour d’été (quoique..), mais plutôt un fond musical redoutablement efficace pour se déhancher dans les profondeurs d’un club souterrain. Ou pour se perdre dans les basses de son nouveau casque audio sans fil troklass. Ça transpire des coups trash, un esprit presque rave, des films des années 2010 en noir et blanc. Ça émane une violence délicieuse.

Déballez donc, sans précaution, le nouvel EP Until The Light Takes Us et c’est parti pour 28 minutes de trip : 4 tracks + 1 remix. Voyez la première track, Wolf Temple, comme une introduction au voyage sous acide/champi/la drogue de votre choix, beats comme des poings dans ta face, boucles minimales comme un tourbillon infernal. Attention, à un moment donné le titre Circles, risque de vous faire atteindre un pic de darkitude et de panique. Terminez avec le remix éponyme comme une descente obsédante mais plus légère qui donne un peu d’espoir quand à revenir à un état normal.

NB : Aucune drogue particulière n’a été ingérée à l’occasion. Mais pour les drug-friendly, c’est cool on se comprend.

 

https://www.facebook.com/DOIST

 

Du côté de chez Samba De La Muerte : « 4 »

Samba De La muerte 2

Pardon ? Vous pensez qu’Exypop veut AUSSI surfer sur la vague du mondial de football au Brésil en proposant des sonorités style Carnaval de Rio c’est la fête tous en strings samba on paie notre tournée de mojitos ? Non voyons, on ne ferait jamais ça. On a déjà notre dose de sandouiches, maillots de bain, tshirts et autres trucs estampillés BRESIL à tous les coins de rue. J’ai pas la télé, mais je suis sûre que toutes les publicités vous suggèrent toutes des couleurs jaune et vert, des sonorités sud américaines et surtout beaucoup de football. Eh bien ici, que nenni.

Ici pas de Samba. Ou peut être juste le nom. Pas non plus de marimba/zabumba (je vous conseille la page wiki des instruments de musique brésiliens, c’est plein de noms rigolos style « Agogo » ou « Caxixi ») mais juste une guitare, une basse, des percus et des voix tendres. Rien de plus classique, me dira le lecteur déjà déçu que je ne parle pas de mi-temps et de penaltys. En effet, répondrai-je au lecteur en recherche désespérée d’exotisme. Mais quel classique !

Car si vous cherchiez de l’exotisme, rassurez vous, il y en a. Le groupe français Samba de la Muerte en a semé dans toutes ses chansons. Dans leur clip aussi d’ailleurs (que je déconseille fortement aux épileptiques et aux allergiques des années 90). Car au gré des voix et des sonorités du quatuor, on reste bien calé chez soi tout en s’envolant dans un jardin d’Éden indie-folk. C’est poétique, léger, ça transporte, ça obsède parfois comme du Animal Collective. Ou ça nous touche comme seuls peuvent le faire Bon Iver et Son Lux. Un album à écouter pour s’échapper loin, loin, très loin des dramas du ballon rond.

« Blizzard » de Kavinsky : puissante electro

Le nouvel album de Kavinsky est sorti fin février  et rencontre un succès digne de son morceau phare Nightcall. Il faut néanmoins du tout pour l’apprécier complètement.

Blizzard est le second morceau du disque, et annonce sa tonalité avec sa rigidité et sa puissance. Le son en arrière-plan s’imprime méchamment sur les tympans et raisonne à en perdre la raison. Un morceau qui ferait bouger, en rythme, un cadavre.

A écouter sur Vimeo ou l’album entier sur Deezer.

« Conquest of Spaces » de Woodkid : un bijou parmi tant d’autres

Magistral : c’est le mot qui apparaît à la première écoute du premier album du jeune prodige français Woodkid. Mais ce disque se révèle beaucoup plus difficile à apprivoiser, tant sa richesse est grande. Tous les morceaux sont bons, sans exceptions, et le voyage auquel nous invite Woodkid est sans conteste réussi.

Conquest of Spaces est aussi mélancolique que les autres, mais il s’en dégage une aura particulière. Une écoute et nous voilà transporté dans des contrées exotiques et lointaines. Regorgeant d’intensité, la chanson séduit immédiatement et irrémédiablement. Sans doute un premier pas vers l’écoute approfondie de l’album The Golden Age, si ce n’est pas encore fait.

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